Volcán Santa María y Todos Santos Cuchumatán

Un volcan de plus à notre actif: le Santa Maria

Puisque observer des volcans en éruption ne nous réussit pas trop (confère le volcan Villarica), autant les grimper ! Après la petite mise en jambe avec le volcan Pacaya et le volcan San Pedro, nous choisissons de grimper le volcan Santa Maria qui culmine à 3 772 mètres d’altitude. Par temps clair, celui-ci offre une vue sur son dôme de lave, le Santiaguito, partie active du volcan qui est en éruption permanente depuis quelques années !

Le départ de la randonnée s’effectue à Llano del Pinal à environ une demi-heure de Xela (prononçez Sheila), diminutif de Quetzaltenango, la capitale de la région. Pas grand monde dans les rues, en même temps il est 6 heures du mat’ ! Cette belle forme conique sera notre point de chute, le temps est dégagé, let’s go !!

La randonnée débute à 2400 mètres, dans la végétation, et le chemin, même s’il n’est pas balisé, est assez évident.

Au fur et à mesure que nous grimpons, le temps se couvre et nos espoirs d’apercevoir le dôme de lave s’amenuisent…

Le moral est encore là, nous y croyons encore !

Après 2 heures 30 et environ 1300 mètres de dénivelé, nous parvenons au sommet, un peu dépités par cette vue plus que…bouchée !

Petit lot de consolation: des guatémaltèques sont déjà présents au sommet et mettent de l’ambiance avec des chants et prières divers et variés !

Un des aspects du Guatémala (apparemment commun à toute l’Amérique Centrale) qui nous a profondément marqué est la non-gestion des déchets : pas ou peu de sensibilisation sur le sujet et les citoyens considèrent que c’est au gouvernement de traiter le problème. Nous avons assisté, impuissant, à des scènes où les citoyens consommaient et jetaient directement leurs déchets dans la rue. En attendant, la nature locale est une vaste poubelle, et même à 3 772 mètres d’altitude, on peut voir cela :

Et pour ne rien arranger, le temps commence vraiment à se gâter… Un orage imprévu s’installe au-dessus de nos têtes ! Nous prenons la décision de descendre le plus rapidement possible et là, improbable, c’est une pluie de grêle qui s’abat sur nous avec des grêlons de plus en plus gros, la preuve en vidéo :

Plus de peur que de mal, nous descendrons beaucoup plus vite que prévu. En bas, les locaux nous regardent avec des têtes ahuries, du genre « qu’est-ce que vous faisiez là-haut? »

Il n’est que 11 h, nous avons encore la journée devant nous pour apprécier les points d’intérêt du coin, direction San Andrés Xecul et son église. Pour ce faire, un chicken bus et en avant!

San Andres de Xecul et son église

Le seul attraitde cette ville, c’est son église (vous la voyez ?) :

C’est l’une des plus célèbres du pays avec sa façade, à dominante jaune safran. Une  fois que l’on a vu cela, bon…

Nous ne voulions pas savoir ce qu’ils faisaient brûler à quelques pas de nous…

Une nuit à Xela pour nous remettre d’aplomb et demain sera un autre jour! Nous apercevons de loin notre volcan adoré et sa forme conique parfaite:

On ne remerciera jamais assez les Guatémaltèques qui pensent aux pauvres petits touristes, si vous voyez ce que je veux dire:

Pas étonnant qu’ils sont bien portants :

Le Christ est de partout, partout, partout…

Les cimetières sont plutôt colorés, les lavoirs moins :

Allez, nous ne nous laissons pas abattre: un petit café, un petit mojito et c’est reparti!

Todos Santos Cuchumatán

Sur les conseils avisés d’un ami baroudeur, nous décidons, avant d’aller explorer le berceau Maya dans le nord du pays, de faire une halte au village perdu de Todos Santos Cuchumatan, à quelques heures de route plus au nord. Il parait que ce village perché en montagne serait atypique, pourquoi ? Nous allons vite le découvrir. Nous avions laissé de côté les transports en commun locaux et cela ne nous avait pas manqué..L’affectation des places dans le minibus: sympa sur le papier, mais autant dire que nous n’avons jamais eu ces places!

Allons-nous revoir nos sacs ?

Le trajet se passe dans la douleur et après trois changements sans encombre, nous finirons par arriver à Todos:

Un Géo en français sur le Guatémala datant de…1992 !

Nous comprenons alors vite pourquoi ce village est considéré comme atypique: ses habitants ont conservé leurs traditions et leurs habits ancestraux.

Du bébé au vieillard,  tout le monde est logé à la même enseigne, avec le même bénard ! Du jamais vu..

Le village est également réputé pour être bon point de départ de treks dans la région. Malheureusement, nous ne disposerons pas d’assez de temps pour découvrir les alentours.

Des scènes de vie captées à la volée:

Et si l’on prenait un peu de hauteur sur la ville, il paraît qu’un joli site de ruines archéologiques s’y cache…

Bon ben, pour le site archéologique, on repassera !

Au final, beaucoup de transport depuis Xela, un crochet trop chronophage si vous souhaitez vous rendre dans le Nord du pays. Par contre, en provenance du Mexique, ce village constitue une halte légitime. Allez, direction le Nord pour aller découvrir les merveilles Mayas…¡hasta ahora! (va-t-on survivre à ce transport de 15 heures en mini-bus local ?)

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