Les temples de Bali

Bali, l’île des Dieux

Bali…Comme si la simple évocation de ces 4 lettres se suffisait à elle-même...B.A.L.I...Cette escapade indonésienne reste à ce jour notre coup de coeur, un dépaysement total, à 10 000 lieues de nos habitudes européennes.Si l’on devait retenir ne serait-ce qu’une chose de cette destination, ce serait, sans aucun doute :

B.AL.I, c’est la vie !

Au sortir de notre Road-trip de deux mois au pays des Kangourous, nous nous étions promis de ne pas terminer l’aventure sur cette note (une belle note d’ailleurs puisque notre dernier jour en Australie s’est conclu par un saut en parachute à plus de 4000 mètres…mais ceci est raconté dans un autre sujet!).Après tout, un peu de repos ne nous ferait pas de mal, après 16 000 kilomètres de routes et de pistes…50 nuits en Van..une douche tous les deux jours (trois-quatre jours me sussurre-t-on dans l’oreille)..En plus, la liaison Darwin-Bali se fait très facilement et la ligne est bon marché (merci Airasia!). S’imaginant déjà dans « Eat/Pray/Love », nous voilà partis au pays des rizières…Une surprise n’arrivant jamais seule, un couple d’amis s’est joint au périple, et en avant pour 10 jours de folie !
Tout d’abord, Bali c’est quoi ? Une des 13 000 îles qui forment l’archipel Indonésien, environ 3 900 000 habitants rassemblés sur 5 600 km², sans compter les milliers de touristes qui affluent chaque année. Fait intéressant, Bali est la seule île majoritairement hindouiste, dans ce pays qui est le premier pays musulman au monde.

10 jours de Road trip, 12 sites visités au rythme balinais…

Fraichement débarqués à Denpasar (la nuit à Darwin a été très courte puisque l’avion décollait à 4 heures du matin pour environ 3 heures et demi de vol), nous nous acquittons des formalités de douane : un visa « on-arrival » à 25$, je tends 25€ et on me rend 1$, voilà un taux de change intéressant :-|, au moins cela aura le mérite de nous mettre immédiatement dans le bain : ici, prépare toi à T.O.U.T négocier !
Allez, il en faut bien plus pour nous décourager: nous voilà d’ores et déjà à l’extérieur de l’aérogare, à héler un taxi tout en évitant la horde de balinais qui nous sautent littéralement dessus en hurlant des  » Taxxi, Taxxi », « Transsport Transssport », « Take my taxi or Banqueroute » « How Much ? Pipty Pipty » « You are Biotipoul » :-). Nous parviendrons non sans mal à nous extirper de cette mare humaine pour choisir un taxi de notre plein gré quelques mètres plus loin.

Partis initialement pour nous détendre à notre hôtel de Sanur, notre taxi-driver en a visiblement décidé autrement : nous mettrons presque 2 heures pour rejoindre notre hôtel, (situé à vol d’oiseau à 10km, sic) car l’adresse indiquée était incorrecte. Pas grave, nous aurons l’occasion d’en prendre plein les mirettes, partagés entre de l’ébahissement pour l’architecture balinaise et ses temples à foison et la conduite plus qu’hasardeuse de notre taxi ! Mais serait-ce le mode de conduite local ? Nous savions que la conduite à la balinaise n’avait rien de commun avec nos standards européens…mais de là à prendre les ronds points dans les deux sens, faire face à des voitures qui t’esquivent par la droite comme par la gauche, ou quand seul le klaxon prévaut pour avertir du dépassement…Quel bazar ! Remis de nos émotions de la veille, nous ferons un petit détour par Kuta, non pas pour aller nous faire masser et boire des bières comme 90% des Australiens séjournant à Bali, mais pour récupérer nos moyens de transport pour ces 10 jours : Scooter pour Flo et Nono, Voiture pour Seb et Lily (la même que celle des « vacances de l’amour » si si ! Après coup, on peut dire que louer une voiture pour se déplacer dans Bali ne constitue pas la meilleure des options tant les routes sont étroites, le trafic dense et qu’il est plus aisé de se faufiler en deux-roues au milieu de ce tohu bohu incessant.

Direction le village d’Ubud, l’icône et coeur spirituel de Bali, réputé pour ses échoppes vendant des objets tout en bois, sa Monkey Forest et ses rizières à perte de vue… Nous passerons deux jours magnifiques, partagés entre la visite de la ville et sa forêt de singes, et une mini-randonnée dans les rizières d’Ubud..A noter l’accueil chez l’habitant irréprochable, avec des chambres édition « Deluxe » et toujours accompagnée d’un petit-déjeuner balinais succulent (jus de fruit mangue maison et pancakes en tout genre). Petite anecdote : nous commencerons notre randonnée balinaise, en étant accueillis par un fermier avec qui nous partagerons des noix de coco, fraîchement cueillies par notre hôte, à 10 mètres au-dessus de nos têtes !

Après la luxuriance des forêts du centre, nous choisissons de nous diriger vers le Nord et ses belles plages pour aller explorer les fonds marins. Nous ferons une brève halte dans le village montagnard de Munduk, et son chemin des 7 cascades, une journée initialement non prévue et qui restera au final un de nos plus beaux souvenirs, grâce à l’authenticité, au calme et au charme de ce petit village.
Sur les conseils de nombreuses personnes, nous ferons un détour au Nord-Est de l’île à Lovina Beach, située à quelques encablures de Singaraja, seule ville musulmane de l’île. Pourquoi cet intérêt ? Lovina Beach est en réalité le terrain de jeux d’une colonie de dauphins, qui ne se laissent observer que très tôt dans la journée, à l’aube. Le spectacle en vaut clairement la chandelle. Levés à 4 heures du matin pour l’occasion, à bord de nos embarcations de fortune (des bateaux de pêche, fabriqués avec deux-trois rondins et une ficelle), nous avons été spectateurs d’un balai de dauphins qui ont nagé pendant plusieurs minutes à nos côtés, pendant que le soleil se levait doucement sur l’archipel..Speechless…

Le charme de Bali a opéré encore une fois. Après une journée démarrée de la plus belle des manières, nous nous dirigerons vers les plages du Nord, à la recherche d’un spot de Snorkelling. Nous traverserons ou plutôt contournerons le Mont Batur, véritable volcan actif de l’ile dont l’ascension au petit lever constitue l’attraction du coin (à faire dans une autre vie ?). Une fois sorti du vacarme de Kuta, rouler dans Bali est une véritable expérience à part entière, et constitue en soi un de nos plus beaux souvenirs. Comment oublier ces magnifiques routes bordées de temples et d’offrandes à tous les coins de rue, ces échoppes sur le bord de la route vendant du poisson et de l’essence (dans des bouteilles en plastique!) à tout va, notre Suzuki, au bord de la crevaison, réparée sur le bord de la route contre 15 000 Roupies (1€) et un sourire en échange…Nous ferons une brève étape à Tulamben, village de pêcheurs, plutôt connue pour être l’hôte de l’épave du Liberty, un bateau de transport de l’US Army torpillé en 1942 par les Japonais. Ce sera plongée pour Nono et Snorkelling pour Seb,Lily et Flo. Les fonds marins et l’épave étant peu profonds, l’émerveillement continue à 5 mètres l’eau. Entre ces mille couleurs de la faune et la flore qui gravitent autour de l’épave et cet impressionnant banc de poissons (une école de Black Jacks d’après les puristes on en prend pleins les yeux et la Grande Barrière de corail australienne n’est déjà plus qu’un lointain souvenir.

L’enchantement balinais se poursuivra les jours d’après pendant notre escale à Amed, un petit hameau de la côte Nord, réputés pour ses spots de plongée. Nous « négocierons » 3 nuitées chez l’habitant, après un long jeu de bluff avec le propriétaire des lieux qui finira par céder à notre offre, sans oublier de nous dire de ne rien répéter aux voisins Allemands qui ont accepté de crécher chez lui pour..quatre fois plus cher ! La négociation à Bali se fait toujours avec le sourire et les habitants fixent d’entrée de jeu les règles, à nous de trouver des arguments sans pour autant se borner à négocier des heures durant, le prix final restant toujours en deçà de nos standards Français. Direction la plage et là surprise, il s’agit d’une plage de galets, ouïe les pieds ! Ce n’est pas grave, ce qui nous intéresse se situe sous l’eau..A peine 10 mètres de franchis et les coraux pointent leur nez pour nous délivrer une palette de couleurs sortie tout droit du monde de Nemo… Nous passerons l’après-midi dans ces eaux turquoises à contempler les fonds et à nous émerveiller devant une telle flore. Sur les conseils avisés de Françoise, nous pousserons jusqu’à la pointe orientale pour aboutir sur une épave de bateau japonais, devenue depuis la maison d’accueil d’un corail surabondant.

La poursuite du périple passera par la visite de Tirta Gangga, un Water Palace à coeur ouvert, lieu de recueil pour les hindous balinais. Nous prendrons ensuite la direction des fameuses îles « Gili-Gili« , trois ilôts à l’est de Bali, près de Lombok, réputées pour leurs spots de plongée où l’on peut observer notamment des tortues, des requins de récif et des raies manga…C’est ici que Lily et moi déciderons d’effectuer notre baptème de plongée, qui viendra clore notre expérience balinaise de la plus belle des façons (décidément, après ce saut en parachute en Australie!). Au final, cinq tortues se joigneront à nous pour une expérience inoubliable…Les images ci-dessous parlent d’elles mêmes.

Avant de reprendre l’avion en partance pour la Thaïlande (Ah oui, on ne vous a pas dit ? On avait décidé de prolonger le plaisir une semaine de plus, avant le retour en France, décidément..), nous ferons un crochet par la Péninsule du Sud pour son temple Ulu Watu, et par le touristique temple Tanah Lot, deux endroits recommandés par les guides. Sans surprise, ces deux attractions resteront une déception pour nous. Sans être agoraphobe, Tanah lot se doit d’être visité à 5 heures du matin sinon nous ne voyons pas comment profiter convenablement du site sans être bousculés dans tous les sens. Pour ce qui est d‘Ulu Watu, nous avons clairement joué de malchance avec un singe qui s’est emparé des lunettes de soleil de Mlle pour n’en faire qu’une bouchée ! En même temps, on était prévenus…

BALI restera pour autant une expérience unique pour nous, et une première porte d’entrée sur l’Asie qui nous a donné l’envie d’en découvrir encore plus à propos de ce pays et ses autres îles.

Don’t talk about heaven if you’ve never been to Bali.

2 comments

  1. Bali…Notre porte d’entrée sur l’Asie, qui restera un voyage inoubliable

  2. Lire ça à l’aube de votre départ, je vois pas comment ça peut rendre plus nostalgique!
    Je ne peux faire aucun commentaire sur le style de l’écriture parce que je suis subjuguée par le souvenir incroyable qu’a été Bali, « la vie »…

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